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La Cyberbibliothéque scientifique fédérale - Étude de faisabilité

Partie 1 : Évaluation de la faisabilité de la Cyberbibliothèque scientifique fédérale

Coûts et avantages

L'analyse des coûts et des avantages des revues électroniques par rapport aux publications imprimées montre qu'il y a d'importants avantages quantitatifs et qualitatifs à offrir l'information STM sous forme électronique, à la fois aux chercheurs et aux bibliothèques, ainsi qu'en ce qui concerne son accessibilité.

Chercheurs

Les avantages les plus importants sont les améliorations qui appuient et facilitent la transformation :

  • Le contenu électronique est accessible simultanément par de nombreux utilisateurs.
  • L'acquisition de nombreux titres rehausse généralement l'accès à l'information STM et assure un accès égal aux chercheurs dans les ministères plus petits ou les régions éloignées.
  • Les économies annuelles estimatives au chapitre de la productivité pour les chercheurs sont évaluées à 24 millions de dollars. Les résultats de l'enquête auprès des chercheurs ont confirmé que les améliorations de la productivité sont bien réelles9.
  • Je peux affirmer sans me tromper que [l'accès depuis mon bureau] me permet de gagner l'équivalent de deux semaines complètes de travail par année (avec mon salaire, cela équivaut à environ 3 400 $). Si l'on multiplie ce chiffre par le nombre de scientifiques à la CGC (je crois qu'il y en a environ 250), et si l'on présume que chaque scientifique gagne à peu près le même temps, le total serait de 850 000 $.
    [traduction] - Ressources naturelles Canada

L'accès en direct à un vaste ensemble de titres procure des avantages supplémentaires :

  • La valeur des revues électroniques dépasse largement les articles en texte intégral. Bien que 82 % des répondants soient tout à fait d'accord que l'utilisation des revues électroniques abrège le temps consacré à l'extraction d'articles ou à la visite de bibliothèques, plus du tiers des répondants (34 %) sont tout à fait d'accord que ces revues offrent d'autres services ou caractéristiques valables, tels que les nouvelles rédactionnelles, les hyperliens, les examens par les pairs, et les services d'avis.
    Selon E Just, étude auprès des utilisateurs de revues électroniques réalisée pendant deux ans par les bibliothèques de l'Université Stanford
  • ... je peux vous affirmer que les bénéfices tirés de cette forme d'abonnement sont inestimables : c'est rapide, souple (on peut faire des recherches informatiques par mots clés), complet, etc.
    Pêches et Océans Canada

Cinquante-deux pour cent des répondants sont tout à fait d'accord et disent qu'ils se renseignent beaucoup plus rapidement sur la recherche récente grâce aux revues électroniques et 40 % des répondants sont quelque peu d'accord10. Les résultats de notre enquête confirment cet état de fait - 76 % des répondants échangent plus d'articles avec leurs collègues lorsque ceux?ci sont en version électronique.

  • J'aimerais formuler un commentaire. En plus de la parution d'articles, un avantage important des revues électroniques est l'accès instantané aux résultats de recherche qui sont publiés dans la presse, ce qui nous permet de travailler avec nos homologues provinciaux pour trouver des réponses dans la perspective des politiques de santé.
    [traduction] - Santé Canada

L'affichage de publications en direct avant leur parution et la capacité de cliquer sur un lien (hyperlien à une citation) pour chercher des articles pertinents, la possibilité de correspondre par courrier électronique avec les auteurs et de consulter les travaux publiés qui comportent des dépôts de données sont autant d'avantages importants que procure l'accès au contenu électronique.

La capacité de manipuler le contenu électronique, hors des « articles en texte intégral », est une autre caractéristique importante :

  • Le gros de mon travail vise les images en couleur, et de nombreuses publications dans mon domaine comprennent des planches de couleur. Il est presque impossible d'obtenir une reproduction utile de ces planches et, dans les faits, les numéros antérieurs sont seulement consultables sous forme de microfiches, tandis que le prêt auprès d'autres bibliothèques ne résulte souvent qu'en des images en noir et blanc de piètre qualité. Certains auteurs et éditeurs offrent cependant des images en couleur en format électronique (p. ex., PDF), mais pour les obtenir, il faut habituellement communiquer avec l'auteur. Les personnes qui travaillent avec ces images ont généralement de meilleures unités de sortie que les bibliothèques et peuvent plus facilement produire des imprimés utiles au besoin, et ceux?ci conviennent souvent à l'affichage d'images de couleur de grande qualité. Tous les domaines utilisent de plus en plus les images de couleur à mesure que de meilleurs outils de visualisation sont disponibles, c'est pourquoi ce problème affectera, à terme, la majorité des chercheurs. Il y a actuellement une tendance en vue de rendre les visualisations accessibles sous forme de fichiers de données qui peuvent être vus de manière interactive, ce qui est impossible avec le matériel imprimé.
    [traduction] - Pêches et Océans Canada

Les revues électroniques, les index et les résumés représentent la pointe de l'iceberg des dépôts numériques intégrés :

  • Je suis géologue et je travaille avec beaucoup de cartes de grand format. J'espère qu'éventuellement la Cyberbibliothèque pourra offrir ce genre de matériel. Je participe à un projet qui devrait éventuellement pouvoir beaucoup contribuer à cet égard.
    [traduction] - Ressources naturelles Canada

Bibliothèques

Même s'il est clair que les améliorations de services découleront de la transition à la diffusion de contenu électronique, il n'est pas garanti que les coûts que devront acquitter les fournisseurs de services seront inférieurs. Dans un proche avenir, la majorité des bibliothèques devront maintenir des collections d'imprimés. Il se peut que les numéros antérieurs et les documents déjà publiés ne soient jamais numérisés.

Il est fort probable que les bibliothèques connaîtront un virage vers des activités plus importantes concernant les revues électroniques, particulièrement au chapitre de la formation des utilisateurs de façon qu'ils aient accès aux ressources électroniques et les intègrent. Toutefois, une fois que les bibliothèques ont terminé la transition du gros de leur collection au contenu électronique, il y aura des changements dans les frais d'exploitation qui découleront des changements dans la dotation, les ressources, le matériel, les locaux et l'équipement11.

La réduction possible des coûts est essentiellement attribuable au travail manuel intensif associé à la gestion de l'accès aux revues imprimées, à l'archivage (l'enregistrement, le suivi des numéros manquants, l'étiquetage, le rayonnage et la reliure) et à la livraison aux clients (photocopies et distribution du courrier).

Un programme des revues électroniques permettra aux bibliothèques :

  • De mieux gérer les budgets en acquérant des licences pluriannuelles qui offrent des prix prévisibles et la stabilité aux fins de la planification.
  • D'analyser les statistiques sur l'utilisation pour prendre des décisions éclairées concernant le contenu à acheter en veillant à ce que les dépenses soient alignées sur les priorités de recherche.
  • D'accorder aux chercheurs une plus large marge de manoeuvre et d'autonomie concernant leur recherche documentaire.
  • D'améliorer l'accessibilité aux documents STM en offrant un accès immédiat aux articles à de nombreux chercheurs simultanément.
  • De mettre en place l'infrastructure nécessaire pour offrir l'accès à une grande variété de contenu électronique.

Notes

9. Le point sur la Cyberbibliothèque scientifique fédérale, p. 5.

10. « E-Journal usage and scholarly practice », E-Journal User Study, Bibliothèques de l'Université Stanford, 2002, www.ejust.stanford.edu

11. Montgomery, C.H et Sparks, J. « Framework for assessing the impact of an electronic journal collection on library costs and staffing patterns », paru dans D-Lib Magazine, oct. 2000, vol. 6(10).